Robert Bresson est né en 1901 à Bromont-Lamothe, Puy-De-Dôme, en France. Le fils d’un officier français, il a commencé une carrière comme peintre avant de faire son premier film, un court métrage en 1934: Publiques d’Affaires. Bresson a fait son premier long métrage, les Anges du péché, en 1943 pendant l’occupation Nazi de son pays. Bien que ce film lui ait gagné le prestige considérable son film suivant, les Dames du Bois de Boulogne, basé sur une histoire classique par Diderot, était mal reçu par le public et était un échec commercial. Après un haitus de 5 ans, Bresson est revenu au film en 1950 avec Journal d’un curé de campagne, un film qui a donné à Bresson la réputation d’un des plus grands réalisateurs de sa génération. Ce film lui a permis d’inventer un style austère du cinéma, unique et puissante, qu’aucun autre réalisateur n’a essayé d’émuler. En 1956, Bresson a dirigé son plus célèbre et peut-être son meilleur film, Un condamné à mort s’est échappé. Ceci a commencé une tendance où Bresson se concentrerait sur les détails intimes d’une histoire, souvent le resultat d’un événement, au lieu de l’événement lui-même. C’est un style très efficace que Bresson raffinerait à la perfection pour son dernier film, L’Argent. Le cinéma de Bresson est souvent marqué par l’interaction entre le monde intérieur de l’esprit et de la réalité externe d’un monde physique brutal. C’est le plus évident en Journal d’un curé de campagne, où les pensées du jeune curé solitaire sont transmises à nous quand il écrit son journal intime, tandis qu’il lutte contre une maladie débilitante et un rejet social de ses paroissiens. D’autres thèmes significatifs dans les films de Bresson sont la prise d’un individu par un destin inéluctable - le meilleur exemple est dans son dernier film L’Argent – et la capacité de l’esprit humain de supporter des difficultés physiques injustes (Le procès de Jeanne d’Arc et Au hasard Balthazar). Tandis que ceux-ci peuvent être interprétés comme des réflections sur la réligion catholique, le cinéma de Bresson n’est pas manifestement religieux. Plutôt, les éléments religieux dans ses films nous emmènent à une analyse plus profonde du psyche humain. Un autre dispositif distinctif des films de Bresson est l’utilisation des acteurs non-professionnels. Bresson a préféré former ses propres acteurs (qu’il a nommés des ’modèles’) au lieu d’engager des acteurs professionnels, parce que ceci lui a permis de créer un plus grand sens de réalisme et d’intimité dans ses films. Pouvoir mouler ses propres acteurs pour des rôles particuliers donne à Bresson une puissance extraordinaire de réaliser sur l’écran avec précision ce qu’il s’est mis à dépeindre. Dans une carrière de 40 ans, Bresson n’a fait que 13 longs métrages. Il n’etait pas un réalisteur populaire dans le sens traditionnel du mot (aucun de ses films n’était un grand succès commercial). Mais, les films de Bresson sont considérés comme des chefs-d’oeuvres et le réalisateur était souvent récompensé. Il a reçu le prix spécial au festival de Cannes en 1962 pour le d’Arc de Le Procès de Jeanne et le grand prix à Cannes en 1983 pour L’Argent. On lui a donné plusieurs d’honneurs, y compris la Légion d’honneur et le Commandeur des Arts et des Lettres. Robert Bresson est mort en France en 1999, laissant derrière lui une oeuvre exceptionnelle pour laquelle il est considéré comme un des plus grands réalisateurs du vingtième siècle. ©
James Travers 2002
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The Film Director
Robert Bresson directed the following films:Les Affaires publiques (1934) Les Anges du péché (1943) Les Dames du Bois de Boulogne (1945) Journal d’un curé de campagne (1951) Un condamné à mort s’est échappé (1956) Pickpocket (1959) Le Procès de Jeanne d’Arc (1962) Au hasard Balthazar (1966) Mouchette (1967) Une femme douce (1969) Quatre nuits d’un rêveur (1971) Lancelot du Lac (1974) Le Diable probablement (1977) L’Argent (1983) |
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